Contretemps

Ce triptyque en plâtre blanc suspend le temps entre trois états :
formation, présence, disparition.
Un sol cratérisé évoque une Terre naissante, encore inhospitalière.
Des escargots figés incarnent une vie passée, déjà menacée ou éteinte.
Puis viennent des micro-bulles presque invisibles : fin ou recommencement ?
Contretemps interroge notre position : sommes-nous avant ou après le basculement ?

dimensions : 43 x 65 cm

Contretemps propose une traversée silencieuse des cycles du vivant.
Le premier panneau présente une surface cratérisée, minérale, qui évoque une planète en formation, encore dépourvue de vie organisée.
Cette matière brute porte déjà les traces d’événements passés, comme une mémoire inscrite dans le sol.
Le deuxième panneau introduit une rupture : une accumulation d’escargots, formes organiques reconnaissables, mais figées dans le plâtre.
Uniformisés par le blanc, ils deviennent des empreintes, presque des fossiles, témoins d’une vie désormais absente.
Cette présence évoque l’extinction — qu’elle soit ancienne, comme celle des grandes espèces disparues, ou à venir.
Le troisième panneau semble vide, mais révèle, à une observation attentive, une multitude de micro-bulles.
Ces formes discrètes peuvent être interprétées comme les résidus d’une disparition ou les prémices d’une nouvelle genèse.
L’œuvre ne tranche pas : elle maintient le spectateur dans une incertitude temporelle.
Sommes-nous avant la disparition, dans un moment critique où tout peut encore être infléchi ?
Ou après, dans un monde où quelque chose recommence autrement ?
Le blanc unifie les trois états et suspend toute hiérarchie entre eux.
Il agit comme un voile qui fige, conserve et met à distance.
Contretemps ne raconte pas une histoire linéaire, mais propose une tension entre plusieurs possibles.
Chaque panneau devient un seuil, et le regard circule entre eux sans jamais se fixer.
Le spectateur est ainsi placé dans un entre-deux, un moment instable.
C’est dans cet espace que surgit la question centrale :
avons-nous encore prise sur ce qui advient ?
Ou sommes-nous déjà les traces de notre propre disparition ?

Les déclinaisons de Contretemps en formats plus intimes vous permettent d’emporter chez vous ce moment suspendu — une œuvre à contempler chaque jour, comme un rappel discret que le temps, lui, ne s’arrête jamais.

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