Seize cadres comme une tentative d’ordre.
Seize fois la même forme, et pourtant aucune ne coïncide.
Comme chez Andy Warhol, la répétition ne produit pas une image — elle la dissout.
Marilyn Monroe se disperse.
Elle devient une série, une variation continue, une présence instable.
Le visage manque.
Il ne reste qu’un fragment frontal, un crâne, comme si le visible avait survécu à ce qu’il représentait.
Mais ce fragment ne tient pas en place.
Il avance, franchit la limite, s’impose dans l’espace du regard.
Rien ne se laisse fixer.
Ni l’image, ni ce qu’elle évoque.
Alors une autre lecture apparaît.
Ce qui est montré ici n’est peut-être pas une personne,
mais ce qui subsiste quand elle n’est plus là.
Une image circule, se déforme, se prolonge dans d’autres mémoires.
Elle échappe à son origine.
Et dans ce déplacement, quelque chose vacille :
ce que nous appelons une présence tient-il encore à celui qui a vécu,
ou seulement à ceux qui continuent de regarder ?
Marilyn & Andy est une œuvre modulable composée de 16 cadres (20×20 cm chacun) pouvant être acquise dans son intégralité ou à l’unité.
Chaque élément existe comme une variation autonome : une combinaison unique de couleurs, de profondeur et de forme, tout en appartenant à un ensemble cohérent.
Acquérir un cadre, c’est saisir un fragment singulier.
Acquérir l’ensemble, c’est embrasser la tension entre répétition et transformation.
L’œuvre interroge la persistance de l’image et ce qui subsiste d’une présence au-delà d’elle-même.
Elle s’adapte à différents espaces : installation complète ou dispersion des éléments.
Chaque cadre peut vivre seul.
Mais ensemble, ils racontent autre chose.